2025 pourrait-elle être une année phare pour les adeptes de la sélection de titres ?

Les multiples de valorisation élevés, la convergence des bénéfices des « Magnificent 7 » avec ceux du reste du marché actions mondial et les incertitudes géopolitiques pourraient ajouter des sources d’inefficiences de marché que les adeptes de la sélection de titres peuvent exploiter. Les principaux investisseurs en actions de Schroders, Lukas Kamblevicius, Alex Tedder et Nick Kirrage, analysent comment ils exploitent les inefficiences de marché qu'ils constatent. 

1) Trois raisons de choisir une gestion active en 2025

Lukas Kamblevicius, Co-responsable de l'équipe de gestion QEP : Nous savons tous que l’investissement passif est un moyen peu coûteux de s’exposer aux marchés actions. Ce type d'investissement fonctionne généralement bien dans un environnement de marché calme et régi par les tendances. Mais dans la situation actuelle des marchés, les investisseurs devraient plutôt envisager une approche active. Les multiples de valorisation sont élevés dans toutes les régions, principalement aux États-Unis, mais également dans d’autres parties du monde. Parallèlement, la concentration des indices augmente dans plusieurs régions et la volatilité s’est accrue jusqu’à présent en 2025. La combinaison de ces trois facteurs appelle à la prudence, en gérant le risque et en évitant les poches du marché les plus concentrées et les plus tendues en termes de valorisation, au profit d'autres segments. Pour l’avenir, nous pensons qu’une approche active sera nécessaire pour gérer ces risques.

La concentration du marché américain a atteint un plus haut depuis quatre décennies, mais n’est pas exceptionnelle au regard des standards mondiaux

Sources : Gauche : LSEG Datastream, MSCI et Schroders. Données jusqu’en janvier 2025. Indice : Indices MSCI AC World et MSCI World. Les données sont mensuelles, chaque point de données reflétant la pondération en pourcentage des 10 plus grandes valeurs de l’indice mentionné à chaque date. ​ Droite : Schroders, janvier 2025.
Sources : Gauche : LSEG Datastream, MSCI et Schroders. Données jusqu’en janvier 2025. Indice : Indices MSCI AC World et MSCI World. Les données sont mensuelles, chaque point de données reflétant la pondération en pourcentage des 10 plus grandes valeurs de l’indice mentionné à chaque date. ​ Droite : Schroders, janvier 2025.

2) Les Magnificent 7 sont confrontés à des risques à court terme

Alex Tedder, Directeur des investissements en actions : Les Magnificent 7 ne constituent pas un groupe homogène ; ils présentent chacun un mode de fonctionnement, une gamme de produits et des priorités différents. Microsoft n’est pas Apple ou Amazon ; Google n’est pas Meta ; Nvidia n’est pas Tesla. Mais les Magnificent 7 partagent un dénominateur commun, à savoir l'intelligence artificielle (IA). Ils ont tous intérêt à faire progresser leurs plateformes par le déploiement de modèles d’IA générative – révolutionnant fondamentalement le processus d’interaction entre l’homme et l’ordinateur. L’enthousiasme quant aux implications de cette révolution a fortement influencé le cours des actions de ces entreprises, fournissant un moteur de performance commun malgré les différences d’activités.

À ce stade, la question clé est la suivante : l’engouement des investisseurs n’est-il pas prématuré ? Sont-ils trop enthousiastes à l’égard du thème de l’IA sans tenir compte du temps nécessaire pour rentabiliser ces nouvelles technologies ? La question mérite d’être posée car le doute commence à gagner certains investisseurs, qui constatent que ces entreprises surinvestissent dans l’IA, alors que les retours en matière de revenus et de bénéfices à court terme restent en réalité très limités. Il y a là une préoccupation légitime. Le potentiel structurel de l’IA est clairement immense, mais à court terme, je pense qu’il y aura une grosse déception à un certain stade. Les nouvelles technologies se déploient rarement en ligne droite, leur construction est longue, et rencontre inévitablement des obstacles en cours de route. Selon moi, c’est la situation que nous connaissons actuellement : une période de consolidation et peut-être une réelle déception plus tard cette année si la demande d’infrastructures d’IA (semi-conducteurs, équipements réseaux) commence à faiblir.

3) Concentration des marchés : opportunités et défis

Alex Tedder : J'ai investi dans quelques grands noms de la technologie, par conviction de leur activité, de leur modèle économique et de leur capacité à générer une croissance soutenue à long terme. Ces titres ont réalisé un beau parcours et, en matière de style d’investissement, l’environnement m’a aidé car ces entreprises ont connu une forte croissance. Ce contexte peut-il perdurer ? Si l’on se fonde sur l’historique, c’est peu probable. À ce degré de concentration, actuellement plus de 30 % du marché américain est représenté par une poignée d'actions, le marché s'est toujours élargi. Ces très grandes sociétés, prises ensemble, se sont relativement moins bien comportées. Certaines d’entre elles peuvent continuer de progresser, mais selon la loi des grands nombres, d’autres auront du mal à soutenir la croissance et pourraient même commencer à décliner. Je pense que nous allons entrer dans cette phase. De nombreux segments du marché actions ayant été négligés dans l’euphorie suscitée par la révolution de l’IA, un élargissement du marché constitue une opportunité pour les gérants actifs.

4) La perspective Value sur la thématique de l’IA

Nick Kirrage, Responsable de l’équipe Global Value : Je pense que l'IA va devenir omniprésente, et à mesure que sa capacité augmentera, elle occupera une place de plus en plus importante dans nos vies. Mais chaque grand progrès s’accompagne d’un battage médiatique. Essayer de faire la part des choses est selon moi très important. L'année dernière par exemple, l’emballement autour de Nvidia était à son apogée. En tant qu’investisseur Value, nous n’aurions pas acheté Nvidia à ces niveaux et nous recherchons d’autres moyens de générer ce type de rendements. Nous l'avons fait l'année dernière en achetant l’action Hon Hai (Foxconn), qui est l'un des plus grands fabricants sous-traitants de puces Nvidia. L’entreprise a bénéficié de l’impulsion de Nvidia, mais était très bon marché et suscitait peu d'intérêt de la part des investisseurs. Pouvons-nous trouver des moyens d’exploiter certaines de ces tendances ? C'est ce à quoi nous réfléchissons.

Contacts presse

Wim Heirbaut

Press and media relations, BeFirm

Tânia Jerónimo Cabral

Head of Marketing Schroders Benelux, Schroders

Share

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.

À propos de Schroders

À l’attention des rédacteurs

Pour consulter les derniers communiqués de presse de Schroders, rendez-vous sur : https://www.schroders.com/en/global/individual/media-centre/  

Schroders plc

Schroders est une société de gestion internationale qui propose des solutions de gestion active d’actifs, de gestion de patrimoine et d’investissement, avec 941,8 milliards d’euros d’actifs sous gestion au 31 décembre 2024. En tant que société britannique cotée au FTSE100, Schroders possède une capitalisation boursière d’environ 6 milliards de livres sterling et emploie plus de 6 000 collaborateurs répartis sur 38 sites. Fondée en 1804, Schroders reste fidèle à ses racines d’entreprise familiale. La famille Schroder, qui détient environ 44 % du capital social émis, reste un actionnaire important.

Le succès de Schroders s’explique par son modèle économique diversifié, qui couvre différentes classes d’actifs, différents types de clients et différentes zones géographiques. La société propose des produits et des solutions innovants au travers de quatre divisions principales : Public Markets, Solutions, Wealth Management et Schroders Capital, qui se concentre sur les marchés privés, notamment le private equity, l’investissement dans les infrastructures renouvelables, la dette privée et les alternatives de crédit ainsi que l’immobilier.

Schroders vise à générer d'excellentes performances d'investissement pour ses clients par le biais d’une gestion active. Cela implique d’orienter les capitaux vers des entreprises résilientes dotées de modèles économiques durables, en accord avec les objectifs d’investissement de ses clients. Schroders sert une clientèle diversifiée qui comprend des régimes de retraite, des compagnies d'assurance, des fonds souverains, des fonds de dotation, des fondations, des particuliers fortunés, des family offices, ainsi que des clients finaux par le biais de partenariats avec des distributeurs, des conseillers financiers et des plateformes en ligne.

Publié par Schroder Investment Management (Europe) S.A., 5, rue Höhenhof, L-1736 Senningerberg, Luxembourg. R.C.S. Luxembourg B 37.799. 

Schroders est supervisée par la Financial Services and Markets Authority (FSMA), l'Autorité des services et marchés financiers en Belgique.

Pour des mises à jour régulières par courriel, veuillez vous inscrire en ligne sur www.schroders.com pour bénéficier des services d'alerte de Schroders.